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Entretien avec Roxane Marie Galliez

Entretien avec Roxane Marie Galliez
Petite fille de marins, Roxane Marie Galliez a hérité de ses ancêtres une curiosité insatiable, la passion des rencontres et des tours du monde. Docteur en histoire des civilisations anciennes, elle est un écrivain voyageur qui vit entre la métropole et le Pacifique Sud. Auteur hybride, elle publie en édition classique (Ecole des Loisirs, De La Martinière, Mango, Hachette…) et en indépendant. Elle est traduite dans plus de quatorze langues et adaptée au théâtre. Ses contes poétiques, régulièrement primés et étudiés dans les écoles, prônent des valeurs humaines ou écologiques. Le respect domine dans tous ses ouvrages, qu’elle traite du handicap, des sans-abris ou de la discrimination.

Commençons par une question banale et pourtant si révélatrice ! Pourquoi écrivez-vous ?

Pour répondre au mieux à la question «Pourquoi j’écris», je ne peux que citer Rainer Maria Rilke : «Demandez-vous à l’heure la plus sombre de votre nuit : est-il nécessaire que j’écrive ? Creusez en vous-même en quête d’une réponse profonde. Et si cette réponse devait être positive, et si vous étiez fondé à répondre à cette question grave par un puissant et simple «Je ne peux faire autrement», construisez alors votre existence en fonction de cette nécessité» (Rainer Maria Rilke, Lettres à un jeune  poète). Je bâtis donc ma vie en fonction de cette nécessité.

Qu’avez-vous publié jusqu’à présent ?

Sous mon nom ou un pseudonyme, j’ai publié une cinquantaine de titres, pour enfants ou pour adultes. Je publie avec des éditeurs mais je publie seule aussi. L’auto-édition est un merveilleux outil de liberté. J’ai d’ailleurs un projet un peu fou qu’aucun éditeur n’a souhaité suivre mais qui rencontre néanmoins un joli succès grâce au bouche-à-oreille entre lecteurs et c’est une grande joie.

De quoi s’agit-il ? Nous sommes curieux…

Une sorte de « mythologie » : des histoires dans lesquelles chaque personnage créé a son propre livre, son propre récit d’aventures. Ça sera peut-être, un projet qui m’accompagnera toute ma vie. Les deux premiers tomes disponibles sont : Le Pêcheur d’étoiles et la Danse de l’Aube et je travaille sur le troisième titre.

Comment s’opère le choix entre littérature jeunesse ou adulte ? Parfois, ce choix doit vous être difficile à faire ? Vos textes sont si poétiques et évocateurs…

Merci pour ce compliment. En fait, j’écris tout simplement, parfois c’est en jeunesse et parfois non. Ce choix ne m’appartient pas, ce sont les éditeurs qui classent ainsi mes écrits, mais au fond, ils sont pour tous.

C’est exactement ce que nous disent certains de nos adhérents, surtout avec votre magnifique album «J’ai laissé mon âme au vent» (De La Martinière)

«J’ai laissé mon âme au vent» a surtout été remarqué par les adultes, c’est vrai. Mes écrits s’adressent néanmoins à tous les lecteurs. J’aime l’idée qu’un livre puisse être lu à différents moments de nos vies et révèle alors un sens particulier. Une histoire qui nous accompagne et nous berce. «J’ai laissé mon âme au vent» parle de la mort et, lorsque l’on perd un parent, un grand-parent, c’est aussi l’enfant en nous qui a besoin de mots et de couleurs pour recueillir les nécessaires larmes.

On a envie de connaître vos inspirations, vos auteurs favoris ?

Christian Bobin est le poète contemporain que j’affectionne le plus. J’aime aussi Antoine de Saint-Exupéry, je relis régulièrement Sénèque et je me plonge chaque jour dans la mythologie, principalement gréco-romaine.

D’autres auteurs m’inspirent beaucoup : René Barjavel et Thomas Burnett Swann.

Mais tout peut m’inspirer : un moment, une rencontre, une lumière, une chanson apprise, une bribe de conversation… J’ai, pour l’instant, moins de temps que d’idées, ce qui est parfois très frustrant. Cependant, toutes les idées ne sont pas bonnes à poursuivre, on ne le sait qu’en y travaillant, c’est un peu comme une graine : on plante, on arrose, on attend et parfois une jolie fleur en sort, parfois la graine  dort encore et dormira éternellement. Heureusement, le temps passé à y travailler, à en rêver, n’est jamais perdu, il est nourrissant et inspirant pour d’autres histoires, d’autres projets.

L’art thérapie est une autre corde de votre arc ?

Je crois que l’art nous aide à vivre, aussi je me suis formée (et j’apprends encore) aux thérapies brèves et l’art thérapie. Cela me permet d’aider celles et ceux qui le souhaitent, à écrire, à prendre confiance, à partager leurs histoires.

(Roxane Marie Galliez propose d’ailleurs un atelier d’écriture à Parentis-en-born, en amont du salon. Renseignements et inscription sur son site : www.roxanemariegalliez.com)

Evoquons maintenant notre festival, vous avez eu la gentillesse d’accepter d’en être la marraine, pour quelle raison ?

Merci à vous de m’en faire l’honneur ! J’ai eu la chance de venir l’an dernier sur le salon de Parentis en Born et c’était un immense plaisir. Les Parentissois sont si accueillants que c’est une joie de revenir. C’est un salon très convivial et familial. Être marraine d’un salon, c’est peut-être pouvoir apporter sa petite pierre à ce bel édifice, apporter une couleur en quelque sorte. Les rencontres sont un point que j’avais envie de mettre en avant, j’ai donc proposé aux organisateurs, qui ont gentiment accepté, de petits aménagements ou nouveautés qui permettront aux écrivains qui le souhaitent d’établir des liens particuliers avec leurs lecteurs, de rencontrer leur public lors de temps courts peut-être mais privilégiés. Mais je ne peux pas dévoiler tout le programme !  En tout cas, je serai proche de chacun tout au long de la semaine qui précède le salon : je rencontrerai de nombreuses classes de l’école primaire et du collège, j’irai à l’EHPAD, je conterai, je chanterai également lors d’un conte musical co-écrit avec un bel artiste, Philipe Rocher. Et je suis heureuse aussi d’avoir pu inviter quelques jeunes talents indéniables qui participeront eux aussi activement au salon du livre, et de pouvoir vous présenter bientôt la prochaine marraine - ou le prochain parrain, qui amènera également l’an prochain un peu de sa personnalité. Alors à très vite dans votre jolie ville !

Merci à notre marraine ! Rendez-vous est pris le dimanche 14 mai au Festival Voix Libres, mais aussi toute la semaine précédente pour des rencontres scolaires et autres…

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